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10.04.2008
BABY-BOOMERS - Quel statut pour rebondir..!
Victimes de ruptures de trajectoire dans leur parcours professionnel, bon nombre de cadres sup et de dirigeants « quinquas » doivent se redéployer pour poursuivre leur activité.
Ils peuvent être tentés de se lancer dans la « création d’entreprise » influencés en cela par le chant des sirènes des pouvoirs publics et organismes ratachés.
Cependant, force est de constater que peu d’entre eux se lancent dans des aventures industrielles ou commerciales d'envergure (c'est réservé aux plus jeunes...) et à défaut de créer dans les services de proximité... pour bon nombre cela se traduit à devenir offreur de "services intellectuels" en tant qu'expert technique ou consultant.
Choix judicieux puisque les entreprises aussi bien privées que publiques, sont friandes de ces ressources de talents, expérimentées et rapidement opérationnelles d’autant plus que l'évolution de la courbe démographique démontre les potentialités du marché pour les années à venir.
Seulement rares sont les embauches directes... les structures se tournent vers la prestation de service - Vive la facturation d’honoraires !
Pour ce faire, nos Baby-boomers désireux de prendre leur devenir en main (Salarié subordonné - merci - non plus jamais) ont le choix entre différents statuts juridiques et modes d'activités pour réaliser et réussir leur ambition.
En optant pour le statut de travailleur non salarié (TNS) ou pour celui de dirigeant d'une entité personne morale (Société), ils devront dans les deux cas créer leur portefeuille de clientèle, délivrer leurs prestations vis à vis de leurs clients, assumer l'intégralité des charges juridiques, administratives, de gestion financière et comptable... continuer à se former... et j'en passe...
Mais quelle joie d'être le maître d'œuvre de sa réussite, fusse au prix du temps investi et de nombreux autres sacrifices. Cependant pour rester réaliste, même si ces tâches ne sont pas du niveau des 12 travaux d’Hercule, les assumer de manière concomitantes, n’est pas à la portée de toutes et tous.
Observateur éclairé de ces porteurs de projets depuis plus de 15 ans, mon propos aujourd’hui est de donner des pistes simples pour faire le choix réaliste et avisé de son statut d'intervenant.
La Création d'Entreprise.
Je ne reviens pas sur ce qui est énoncé précédemment, il me semble important de souligner les points suivants. De fortes incitations sont données par les pouvoirs publics pour la création d'entreprise, aides, subventions, exonérations de charges, taxes et impôts divers...
Elles semblent des plus alléchantes. Un peu de réalisme conduit à dire que ces avantages sont accordés pour soutenir le démarrage et portent sur un chiffre d'affaires et une rémunération faible donc somme toute des gains pas très importants.
Certaines de ces aides ne sont proposées que dans le cadre de plan sociaux, à la condition de créer une entreprise et elles peuvent se révéler "piégeantes" si seul l'appât du gain immédiat est le critère retenu pour se lancer dans la création d’entrerpise avec les risques que cela comporte à terme.
A noter également, que certains subsides sont subordonnés au versement effectif des fonds entre les mains des organismes dispensateurs... (Il vaut mieux s’assurer au préalable qu'il y a de l'argent à distribuer) et surtout vérifier qu'il s'agit de "subventions ou aides non récupérables", en d'autres termes, pas simplement un différé de règlement.
L'Intérim Cadre.
L'intérim cadre se développe indiscutablement, mais la mise à disposition de personnel d'encadrement trouve surtout sa raison d'être au niveau du middle management pour des postes d'encadrement administratif ou opérationnel. Il répond aux critères définissant l'appel au travail temporaire, remplacement de personnel ou accroissement ponctuel d'activité... L'intérimaire sera sous lien de subordination de la structure dans laquelle il va travailler, il s'en remet généralement aux sociétés de travail temporaire pour lui trouver des missions, l'extension du champ d'activité d'Agence de Placement place les acteurs de l'intérim dans les processus de recrutement.
Portage Salarial et Management de Transition.
Pour les Cadres Sup et les Dirigeants "Quadras et Baby-boomers" force est de constater que le Portage Salarial avec un taux de progression moyen annuel de 15% a réellement le vent en poupe de même que le Management de Transition enregistre également une progression significative.
Sont concernés les "Cadres et Dirigeants" disposant d'une expertise et d'une forte capacité opérationnelle, indiscutablement des ressources de talents.
Dans ces deux "statuts" l’intéressé va intervenir dans le cadre d'un contrat de mission et ne sera donc pas sous lien de subordination du client chez lequel il intervient. C'est donc au travers d'un cahier de charges et surtout d'un descriptif des livrables attendus que se formalisera l'accord.
Mais quelle voie choisir ?
Question souvent entendue dans les nombreuses réunions d'information que je donne auprès de cadres en rupture de poste...
Mes conseils sont les suivants :
Soit vous vous sentez à même de trouver vos clients et de négocier vos prestations, alors le choix est évident, le Portage Salarial est fait pour vous ! Vous trouverez au sein des structures sérieuses, les supports juridiques et administratifs de base pour faciliter votre activité, les sociétés les plus évoluées vous apporteront leur leadership en matière de « Flexisécurité ». (réf – Rapport E. BESSON de Mars 2008).
A contrario, si vous ne vous sentez pas l'âme d'un "Conquérant" ou si comme je l'entends souvent dire "le commercial je ne sais pas faire..! " ou encore "je n’aime pas cela...! Alors le "Management de transition est tout désigné pour suppléer à cette carence.
Quel que soit votre choix, Management de Transition ou Portage Salarial, en vous adressant à des professionnels sérieux vous y trouverez votre compte !
L'économie des deux systèmes n'est pas la même, à périmètre comparable, la rémunération poussée entre les mains de l'intervenant est plus forte dans le cadre du Portage Salarial, ce qui est la juste compensation de l'action commerciale conduite par l'intéressé pour trouver ses missions. Mais elle est dépendante également de sa capacité à bien se vendre, ce que sait généralement bien faire le Management de transition qui est apporteur de miissions.
Les marges de fonctionnement constatées sont de 50 à 30% des honoraires facturés pour le Management de Transition et de 12 à 8% pour le Portage Salarial.
Ce sont des taux de marge brute à mettre en perspective avec les services réellement rendus. De plus, les taux les plus faibles n'apportent pas toujours le plus fort retour sous forme de rémunération. A titre d'exemple dans notre cabinet conseil High Potential Resources, pour 1 000 Euros d'honoraires facturés, un fonctionnement en Portage Salarial à 8% de frais de gestion (formule SERENITY) conduit à une rémunération salaire net de 480/500 Euros, alors qu'une activité de consultant développée en formule PERENITY à 12% de frais de gestion génère 600 Euros de revenus, avec en sus des options fiscales attrayantes...
Donc, à comparer et à méditer.
18:50 Ecrit par JPA dans Jean Pierre AYER | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chômage, emandeur d'emploi, portage salarial, babyboomers, assedic, anpe, cadres
Commentaires
OK sur votre analyse car j'ai pratique les 2 : portage et intérim cadres !
JJ Pascalet
Ecrit par : pascalet | 11.04.2008


