« L’utilité du portage salarial enfin reconnue ! | Page d'accueil | Halte au gâchis..! »

06.07.2007

Les Suisses s'y mettent...!

ec290d79f44b4b82937fb84315700cbd.jpg

Alerte sur l’avenir des PME suisses: les seniors vont devoir rempiler

La Tribune de Genève - ÉDOUARD BOLLETER | 27 Juin 2007 | 00h05

Est-ce un risque ou est-ce une chance? Le vieillissement de la population devient une question primordiale pour les PME suisses. D’un côté, les seniors représentent une clientèle intéressante, d’un autre côté les entreprises devront composer avec des employés plus âgés selon un sondage du Credit Suisse présenté hier à Genève.

 «La démographie est le thème central cette année d’une nouvelle étude consacrée aux PME», a ainsi indiqué devant la presse Jean-Marie Salina, responsable clientèle entreprises pour la Région Genève du Crédit Suisse. «Ce travail a permis de mettre en évidence les opportunités de marché comme les freins liés au vieillissement de la population», a-t-il expliqué.

Pour l’instant, le remplacement d’employés partant à la retraite ne semble pas poser de problème: le vieillissement du personnel est compensé par l’engagement de jeunes employés. Ce mécanisme ne sera toutefois plus suffisant dans dix ans, et il faudra d’autres mesures. La cessation progressive d’activité et une meilleure prise en compte des besoins des collaborateurs plus âgés revêtiront une importance accrue. En résumé, les seniors vont être mis à contribution. Et ils risquent fort de devoir rempiler après leur retraite. Un phénomène déjà bien présent. Quelque 28% du total des PME emploient déjà régulièrement ou occasionnellement des personnes de plus de 65 ans, toujours selon l’étude. Et les années à venir devraient accélérer le processus.

64% des PME sans successeurs

 Autre problème important à venir rapidement et lié à l’âge «avancé» des dirigeants, 185.000 entreprises, soit 64% des PME, devront régler la succession à leur tête au cours des dix années à venir.

Sinon, la mondialisation est la grande tendance qui représente le plus de risques aux yeux des PME, même si l’économie suisse gagne un franc sur deux à l’étranger.

De toute évidence, les PME craignent que la mondialisation ne renforce davantage encore la concurrence. Les industries axées sur l’exportation, comme le tourisme, y voient plutôt des opportunités, alors que les secteurs travaillant moins avec l’étranger, comme la construction ou l’artisanat, insistent davantage sur les risques.

Enfin, le progrès technologique est l’autre atout suisse, en quelque sorte une marque de fabrique. Un tiers des PME misent totalement sur lui. Mais la course à l’innovation a ses limites, «car elle modifie l’environnement et crée parfois trop de précipitation».

La mutation des valeurs vers une forte individualisation est aussi plutôt jugée comme positive par les entreprises. Elles se trouvent «face à un consommateur au comportement hybride, oscillant d’Audi à Aldi». Cette tendance de fond devrait permettre d’identifier de multiples niches de marché.