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04.06.2007

Les 7 attitudes à bannir pour rebondir...

medium_Colloque.jpgUne affaire de mentalité ?
Nous sommes encore loin de penser que, dans le déroulement d’une carrière professionnelle, se retrouver licencié représente une sérieuse opportunité pour se redéployer, pour rebondir et pour donner un nouvel élan à sa vie professionnelle,
et pourtant…
Pourquoi en sommes-nous encore là ?
Le poids des représentations classiques est encore très important. Il est surprenant mais bien réel de constater que, chez bon nombre de cadres de haut niveau y compris dirigeants, le statut de salarié soit aussi prégnant. Conforté par un contrat de travail en CDI, il induit la notion d’emploi à vie. Quand au lien de subordination, il laisse penser que l’employeur a pour obligation de fournir le travail…
La réalité est tout autre, nous constituons aux yeux de l’employeur une ressource qui contribue à la marche de l’entreprise et c’est cette contribution qui est appréciée et rémunérée. Le premier critère d’évaluation de la pertinence d’un poste ou d’une fonction au sein d’une organisation optimisée, c’est la valeur ajoutée apportée. Pas surprenant dans ces conditions que certains « hauts salaires » soient pointés du doigt face au retour sur investissement qu’ils génèrent.
Peu de cadres pourraient dire aujourd’hui qu’ils prennent en pleine figure leur licenciement sans avoir repéré des effets annonciateurs de cette finalité. Cependant et c’est humain, ils ont souvent une tendance bien naturelle, mais fâcheuse, à penser que cela concernera les autres et pas eux.
Cette première attitude :
Absence ou manque de vision réaliste constitue déjà un premier handicap.
La deuxième attitude se manifeste sous la forme du refus.
Refuser d’y croire malgré les signes annonciateurs et s’inscrire une foi la rupture consommée dans un comportement de victime n’apportera rien. Pas plus que de rechercher des consolations diverses auprès de son entourage, le pire étant à l’inverse de dissimuler et de laisser penser à ses proches qu’il ne se passe rien. Rentrer dans ce type de scénarii constitue dans tous les cas une sérieuse perte de temps et peut conduire à des situations inextricables, voire psychologiquement dangereuses.
La troisième attitude. Consiste à se culpabiliser.
Penser que l’on a démérité, que l’on n’a pas fait ce qu’il fallait, que l’on n’a pas été suffisamment « bon », même si quelquefois il y a du vrai, relève de comportements masochistes. Dans la majorité des cas la décision de rupture (qui ne vous appartient pas) obéit à d’autres critères que ceux-là.

Si l’on devait retenir un critère pertinent, ce serait de se dire que l’on n’a pas été suffisamment stratège à titre personnel. Méditons entre autres sur cette maxime : Pour réussir envers et contre tous : « Moins on a de savoir faire, plus il faut jouer du faire savoir… ».  Si vous n’avez pas suffisamment joué perso jusqu’à présent, il est grand temps de commencer maintenant à penser d’abord à vous.

La quatrième attitude : Se dire que l’on a le temps pour se redéployer ou vouloir jouer seul.

Il est tentant de faire un break, de souffler un peu et de se donner un peu de bon temps. Se dire qu’il sera temps, par exemple, « d’y penser à la rentrée parce qu’il ne se passe rien pendant l’été » ou encore « en fin d’année c’est la trêve des confiseurs… et pourquoi pas retenir « l’approche des élections » tant que l’on y est… Multiples sont les fausses bonnes raisons pour remettre à demain la mobilisation nécessaire pour pouvoir rebondir dans des conditions correctes. A contrario, un ego surdimensionné, une mentalité de battant pourra inciter à rejeter les mesures d’accompagnement proposées lors de la transaction et préférer percevoir le montant prévu pour celles-ci. Refuser toute forme d’accompagnement vous fera indiscutablement perdre du temps, tout comme de vous dire que cette structure support fera le boulot à votre place. Un cabinet d’outplacement n’est pas un agent d’artiste.

La cinquième attitude : Vivre sur la transaction ou pire sur son épargne de réserve.

Le montant important perçu lors de la transaction associé à l’ assurance chômage (La France est championne du monde en indemnisation)  peut être extrêmement dangereux. Tout concourt à placer, du moins au début, l’intéressé dans une situation financière assez confortable. Ces mesures ont pour vocation de minimiser le stress de la rupture et d’éviter autant que possible l’angoisse du lendemain. Il ne faut pas tomber dans une douce béatitude. S’entendre dire, par son interlocuteur en recherche depuis douze mois… Je suis rémunéré par les ASSEDICS… est révélateur d’une représentation erronée et a de quoi vous glacer le sang, les ASSEDICS ne sont quand même pas le premier employeur de France. Le nombre de cadres sup réagissant seulement en fin de droits n’est pas aussi anodin que l’on pense. Les pratiques à bannir sont de considérer l’indemnité transactionnelle comme un revenu de substitution, encore moins de puiser dans l’épargne laborieusement constituée et ne parlons pas de vendre sa résidence en Ile de France pour s’installer en province. Ce n’est pas en réduisant la voilure que l’on va pouvoir piloter le navire dans la bonne direction, ce n’est valable qu’en cas de tempête pour maintenir la coque à flot et assurer sa survie.


La sixième attitude : Passé cinquante ans, vouloir retrouver un emploi classique.

Viser à nouveau un poste, une fonction et en d’autres termes vouloir figurer sur un organigramme structurel relève généralement d’une appréciation utopique de son potentiel d’employabilité. En tant que « senior », à défaut d’être chassé au sein de votre réseau ou approché rapidement par un cabinet d’approche directe, briguer un poste, c’est choisir de vouloir marquer un essai par le côté fermé, vous serez contré par nombre de candidats, plus jeunes, moins chers… Vos conditions d’employabilité ne sont  plus les mêmes, il vous faut aborder le marché autrement, vous appuyer sur votre expérience et vos talents pour proposer une collaboration dans le cadre de projets où vous apporterez une réelle valeur ajoutée. La forme sous laquelle se finalisera votre collaboration est secondaire, embauche salariée, management de transition, intérim cadre, Portage Salarial… les alternatives ne manquent pas et sont là pour faciliter la conclusion d’un accord dans l’intérêt des parties.

La septième attitude : Conduire une campagne de recherche d’emploi en utilisant des outils inadaptés.

Force est de constater que sur les milliers d’entretien accordés à des cadres en rupture de poste ceux-ci avaient en main un CV des plus classique. Quelle qu’en soit la présentation et multiples sont les conseils en la matière, le CV est  un outil utilisé dans le cadre d’un processus d’embauche par les professionnels du recrutement et il est incontournable dans ce contexte.

Par contre le CV n’est pas le support idéal pour mener une action de candidatures spontanées. Mettez vous à la place du service qui reçoit plusieurs courriers de ce type chaque jour, quelle attention y prête-il ? Bien souvent il n’y a même pas de réponse, fusse-même sous forme d’un envoi stéréotypé. De quoi décourager les volontés les mieux trempées.  Dans cette manière de faire, la probabilité d’accrocher l’intérêt sur vous est inférieure à celle de trouver quatre bons numéros du loto de la Française de jeux*.

Il convient d’adopter résolument une démarche de conquête en s’appuyant sur les techniques bien rodées du marketing produit. Le produit étant très particulier  « c'est-à-dire Vous » la démarche est un peu plus technique, mais bien guidé, s’avère tout a fait accessible à toutes et tous. Nous ne sommes pas dans un contexte d’examen à réussir, mais de concours où il n’y a bien souvent qu’un seul lauréat.

* 1 chance sur 1 032

  • En synthèse il convient d’avoir une vision réaliste de la situation et de savoir garder une attitude positive. 
  • La réussite implique de s’engager fortement dans une action de conquête de marché et de promotion de ses talents.
  • Une autre démarche que de rechercher un emploi, une démarche en rupture avec les habitudes qui implique souvent un nouvel état d’esprit.

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